image telephone 01 47 03 15 90

Gratuit / lundi-vendredi 9h-18h

Portage salarial Paris
11, boulevard Brune
75014 Paris

Portage salarial Bordeaux
132 Rue Fondaudège
33000 Bordeaux

Portage salarial Lyon
Tour Britannia
20 Boulevard Eugène Deruelle
69003 Lyon

Logo calendier blanc logo calendier blanc Prendre rdv
Logo simulateur blanc Logo simulateur blanc Simulateur

7 dispositifs de financement de la formation professionnelle

Les dispositifs pour financer la formation professionnelle sont nombreux. Que vous soyez salarié, demandeur d’emploi, en reconversion, ou formateur, il est difficile de s’y retrouver.

Un des enjeux fixés par le gouvernement est de permettre à chaque actif de pouvoir se former tout au long de sa carrière, quelle que soit sa situation, pour se maintenir à son poste ou évoluer vers d’autres métiers.

Nous avons constitué un guide complet, présentant les différents dispositifs de financement des formations, pour vous accompagner.

Un tirelire cochon regarde trois colonnes de pièces jaunes posées sur une table

Financer la formation des travailleurs indépendants

Les travailleurs indépendants tels que les gérants, les auto-entrepreneurs, les entrepreneurs individuels, les professions libérales, commerçants et artisans versent une Contribution à la Formation Professionnelle (CPF) auprès du Fonds d’Assurance Formation (FAF) dont dépend la nature de leur activité. Ce fond assure la prise en charge des frais de formation. Depuis 2020, les travailleurs indépendants peuvent faire les demandes sur le site moncompteactivite.gouv.fr, comme tout salarié. Pour connaître les budgets, il faut se rapprocher du FAF dont dépend le travailleur.

 

Fonds d'assurance formation des travailleurs indépendants

Le Compte Personnel de Formation (CPF)

Le Compte Personnel de Formation (CPF) remplace le Droit Individuel à la Formation (DIF) et permet à tout travailleur d’acquérir des droits à la formation. Depuis 2019, le compte n’est plus crédité en heures, mais en euros. Les droits acquis ne sont pas perdus et peuvent être mobilisés à tout instant (changement de statut, période de chômage, période travaillée…).

Le CPF peut être utilisé par toute personne à partir de 16 ans, dès son entrée sur le marché du travail (15 ans pour le jeune ayant signé un contrat d’apprentissage) et ce jusqu’à son départ à la retraite. Les retraités ayant une activité et bénéficiant du cumul emploi-retraite peuvent également mobiliser leur CPF.

Comment est alimenté le CPF ?

En 2019, les heures cumulées ont été converties en euros sur la base de 15 € de l’heure. L’alimentation du compte va dépendre du statut du travailleur :

  • Salarié de droit privé : chaque année, le compte sera alimenté de 500 euros pour les salariés ayant réalisé une durée de travail au moins égale à la durée légale ou conventionnelle de travail sur l’année. Les salariés à temps partiel bénéficient également d’un crédit de 500 euros si le temps travaillé correspond au moins à 50 % du temps complet. Pour les salariés ayant travaillé moins de 50 % du temps complet, les droits sont calculés au prorata du temps travaillé. Le maximum du compte est fixé à 5 000 euros.
  • Salarié non ou peu qualifié : le CPF sera alimenté de 800 euros par an, avec un plafond fixe à 8 000 euros.
  • Personne en recherche d’emploi : Les périodes de chômage ne donnent pas lieu à un crédit sur le CPF, cependant le demandeur d’emploi peut mobiliser le droits acquis.
  • Travailleur non salarié et profession libérale : si le travailleur indépendant est à jour dans ses cotisations CPF auprès du FAF dépendant de la nature de leur activité, son compte sera crédité à hauteur de 500 euros par an.
  • Salarié en situation d’handicap : le travailleur accueilli dans un établissement et service d’aide par le travail (Esat) bénéficie d’un crédit de 800 euros par an, avec un plafond de 8 000 euros.

Quelles sont les formations éligibles au CPF ?

Le CPF est mobilisable pour financer l’accompagnement d’une validation des acquis de l’expérience (VAE), la réalisation d’un bilan de compétences, la création ou la reprise d’une entreprise.

De plus, les actions de formations sont éligibles au CPF si elles aboutissent à :

  • Une certification inscrite dans le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).
  • Une attestation de validation de blocs de compétences correspondant à une partie de certification inscrite au RNCP.
  • Une Certification et habilitation enregistrées dans le répertoire spécifique correspondant à des compétences professionnelles complémentaires aux certifications professionnelles
  • L’obtention du Permis B et poids lourds

Les formations à destination des bénévoles et volontaires en service civique afin de leur permettre d’acquérir des compétences nécessaires à l’exercice de leurs missions sont également éligibles.

Pour vous assurer que les formations que vous dispensez soient éligibles au CPF, il faudrait les faire référencer sur le site www.moncompteformation.gouv.fr. Rapprochez-vous de Prium Formation ([email protected], 01 47 03 15 90) pour réaliser cette démarche.

Le Congé de Transition Professionnel (CTP)

Le congé de transition professionnelle (CTP) remplace le congé individuel de formation (CIF) et permet au salarié de financer une formation qualifiante pour évoluer dans sa carrière ou changer de métier, c’est un vrai soutien pour celles et ceux qui veulent réaliser une reconversion professionnelle.

Les bénéficiaires de ce dispositif sont les suivants :

  • Être salarié en CDI et justifiant de 24 mois d’activité dont 12 mois au sein de la même entreprise.
  • Être salarié en CDD et justifiant de 24 mois d’activité au cours des cinq dernière années, dont 4 mois au cours des 12 derniers mois.
  • Aucune ancienneté n’est requise pour les salariés licenciés économiquement.

Les formations éligibles au CPF sont également éligibles au CTP, ainsi que le bilan de compétences, la validation des acquis de l’expérience (VAE) ainsi que les formations dans le cadre de la création ou la reprise d’une entreprise.

Les démarches sont les suivantes : le futur stagiaire doit définir le projet, de préférence avec un conseil en évolution professionnelle (CEP). Il doit adresser une demande d’autorisation d’absence auprès de son employeur qui doit être adressée au plus tard 60 jours avant le début d’une formation d’une durée inférieure à 6 mois et 120 jours pour une interruption continue de travail de plus de 6 mois. L’employeur possède un délai d’un mois pour donner une réponse, l’absence de réponse vaut acceptation. Dès la validation de l’employeur, le stagiaire doit envoyer une demande de prise en charge auprès de la commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR) qui doit statuer sur la demande (qui n’est pas automatique !).

Quels sont les frais pris en charge par la CPIR ?

Les frais qui peuvent être pris en charge sont les suivants :

  • Les frais pédagogiques.
  • Les frais de transport, de repas et d’hébergement.
  • La rémunération si tout ou partie de la formation est réalisée durant le temps de travail.

La rémunération sera versée au stagiaire directement par le CPIR, pour les entreprises de moins de 50 salariés et les particuliers employeurs. Les entreprises de plus de 50 salariés versent quant à elles la rémunération et sera remboursée par la CPIR.

Le plan de développement des compétences (ex plan de formation)

Depuis le 1er janvier 2019, le plan de formation a évolué pour devenir le plan de développement des compétences.

L’action de formation y est définie comme un « parcours pédagogique permettant d’atteindre un objectif professionnel » (article L6313-2 du Code du travail). Il est possible de réaliser des formations en situation de travail avec le dispositif de l’Afest, des formations en présentiel et à distance (tout en partie).

L’objectif est de permettre aux entreprises, quelle que soit leur taille, d’accompagner leurs salariés en assurant leurs adaptions à leur poste de travail et en leur permettant d’évoluer. Les actions de formations éligibles au plan de développement des compétences se distingue de deux sortes d’actions, les actions obligatoires ou nécessaires et les autres actions de formations.

  • Les actions obligatoires ou nécessaires : ces actions correspondent à toute action permettant l’acquisition de compétences utilisables dans le cadre des fondctions du salarié ou indispensables à la suite d’une évolution prévue ou d’une modification des fonctions. Ces actions sont obligatoirement organisées sur le temps de travail du salarié avec maintien de sa rémunération
  • Les autres actions de formations : ces actions de formation visent à développer des compétences que le salarié n’a pas acquis dans sa fonction et qui lui permettront de faire évoluer sa carrière au sein ou en dehors de l’entreprise. Ces actions sont organisées sur le temps de travail avec maintien de la rémunération ou être organisées en dehors du temps de travail sous certaines conditions.

Le plan de développement des compétences inclut également d’autres actions comme le bilan de compétences, la validation des acquis de l’expérience (VAE) ou la promotion par alternance (Pro-A).

Quels sont les financements pour un plan de développement des compétences ?

Toute entreprise verse une contribution unique auprès de l’opérateur de compétences dont elle dépend (aux URSSAF à compter de 2021), qui comprend la contribution à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage. Ce taux correspond à 0,55% de la masse salariale pour les entreprises ayant au plus 10 salariés et 1% pour les entreprises ayant plus de 11 salariés (1,3% pour les entreprises de travail temporaire). L’entreprise peut également réaliser un versement volontaire.

Les actions de formation sont à la charge de l’entreprise (coût de l’action, rémunération du salarié, frais annexes….), elle peut cependant bénéficier de financements :

  • Si l’entreprise compte moins de 50 salariés, elle peut demander une prise en charge des actions auprès de l’OPCO sur les fonds mutualisés de la contribution légale à la formation.
  • Si l’entreprise compte 50 salariés ou plus, l’OPCO peut accompagner l’action par le financement dans le cadre d’un versement volontaire de l’entreprise.

La reconversion ou promotion par alternance (Pro-A)

La loi du 5 septembre 2018 a créé un nouveau dispositif, la reconversion ou promotion par alternance (Pro-A), permettant aux salariés de réaliser un parcours de formation individualisé alternant des périodes de formation et d’activité professionnelle, afin de favoriser leur évolution ou leur promotion professionnelle et leur maintien dans l’emploi.

Ce dispositif s’inscrit en complément du plan de développement des compétences de l’entreprise et du compte personnel de formation (CPF).

La reconversion ou promotion par alternance peut être mise en œuvre à l’initiative du salarié ou de l’entreprise et s’adresse :

  • aux salariés en contrat à durée indéterminée (CDI),
  • aux salariés en contrat unique d’insertion (CUI) à durée indéterminée,
  • aux salariés, sportifs ou entraîneurs professionnels, en contrat de travail à durée déterminée (CDD),
  • aux salariés placés en situation d’activité partielle (dispositif permettant de réduire ou suspendre temporairement l’activité du salarié).

Pour pouvoir y accéder, le salarié ne doit pas avoir atteint un niveau de qualification sanctionné par une certification professionnelle enregistrée au RNCP et correspondant au grade de la licence.

Quelles sont les formations éligibles au dispostif Pro-A ?

Les formations visant une certification de qualification professionnelle (CQP) et la validation des acquis de l’expérience (VAE) sont éligibles, ainsi que les formations visant une certification enregistrée dans le RNCP et les formations visant une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche.

Quelles sont les modalités ?

Le dispositif se déroule sur une durée de 6 à 12 mois généralement et peut être plus longue pour des cas particuliers et la durée de la formation doit être comprise entre 15% et 25% de la durée totale de la période, avec un minimum de 150 heures. La formation peut se réaliser pendant ou en dehors du temps de travail. Cette formation se réalise généralement pendant le temps de travail avec un maintien du salaire de la part de l’employeur. A la demande du salarié, elle peut se dérouler en dehors du temps de travail dans le cadre de son CPF. L’entreprise peut également demander à ce que la formation se fasse en dehors du temps de travail, avec l’accord écrit du salarié, avec un maximum de 30 heures par an.

Pendant sa période d’alternance, le salarié est accompagné par un tuteur désigné par l’entreprise, qui doit avoir 2 années d’expérience et les qualifications requises dans le thème de la formation suivie.

Quelle est la prise en charge du dispositif Pro-A ?

Les frais pédagogiques, frais de transport et d’hébergement seront tout ou partie prise en charge par l’OPCO dont dépend l’entreprise.

L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) pour les demandeurs d’emploi

L’Aide Individuelle à la Formation est un dispositif qui permet de financer en tout ou partie des formations suivies par le demandeur d’emploi. Cette aide est mobilisée par le Pôle Emploi et uniquement lorsque les frais pédagogiques ne sont pas pris en charge partiellement ou totalement par les collectivités territoriales et les OPCO. Le demandeur d’emploi peut utiliser son CPF pour réaliser les formations et l’AIF peut venir l’abonder. Seules les formations validées par le Pôle emploi sont éligibles à ce dispositif. La mise en œuvre se réalise par la signature d’une convention de formation entre l’organisme de formation, le Pôle emploi et le demandeur d’emploi. Le montant de l’aide est versée à l’organisme de formation.

L’AIF s’adresse :

  • Aux demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi.
  • Aux bénéficiaires du contrat de sécurisation professionnelle (CSP), de transition professionnelle (CTP) ou de congé de reclassement (CRP).

Les demandeurs d’emploi qui bénéficient d’allocation de retour à l’emploi (ARE) conservent cette indemnité durant toute la formation. Pour celles et ceux qui ne bénéficient pas d’allocation, ils peuvent bénéficier d’une rémunération de formation Pole emploi (RFPE), qui peut atteindre jusqu’à 652,02€ par mois.

L’Action de Formation Conventionnée (AFC) pour les demandeurs d’emploi

L’objectif du dispositif de l’Action de Formation Conventionnée (AFC) est de permettre au demandeur d’emploi un retour plus rapide sur le marché du travail, en le permettant de se former et ainsi acquérir des compétences nécessaires à l’exercice de certaines activités. Les formations éligibles sont les savoir-faire techniques, le permis C, les langues étrangères, des diplômes pour la garde d’enfants, l’aide à domicile

Pendant cette période de formation, le demandeur d’emploi peut bénéficier d’une allocation d’aide au retour à l’emploi formation (AREF) ou bien d’une rémunération des formations pôle emploi (RFPE). Ce dispositif est accessible à tous les demandeurs d’emploi, qu’ils soient indemnisés ou non.

Résumé des circuits de financement de la formation

 

Les circuits de financement de la formation

Chaque entreprise, de toute taille, doit payer une contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) pour la taxe d’apprentissage et pour la formation professionnelle.

Pour les entreprises de 11 salariés et plus, la contribution unique est de 1,68% décomposée de la façon suivante :

  • 1% pour la formation professionnelle continue.
  • 0,68% pour l’apprentissage.

Les entreprises de moins de 11 salariés doivent verser une contribution de 1,23% décomposée de la façon suivante :

  • 0,55% pour la formation professionnelle continue.
  • 0,68% pour l’apprentissage.

Ces contributions sont pour le moment recouvrées par l’opérateur de compétences (OPCO) et seront à terme collectées par les URSSAF en 2021 ou 2022, qui reverseront les fonds à France compétences, qui elle-même se chargera de répartir les fonds entre les différents acteurs suivant leur champ d’intervention (OPCO, Caisse des dépôts, Etat, CPIR…).

Notez cette page de 1 à 5 :

miniature de l'auteur

Cette page a été rédigée par

Suivez sur Twitter ou Linkedin